15 juillet 2026
Législation environnementale : Le ministre du cadre de vie et des Transports, Georges Alé, salue l'adoption unanime du nouveau Code des forêts et de la faune
L’Assemblée nationale du Bénin a franchi un pas historique ce mardi 14 juillet 2026 en adoptant à l'unanimité la loi portant Code des forêts et de la faune. Cette séance plénière mémorable, présidée par le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, marque l’aboutissement d’un processus législatif rigoureux initié par le gouvernement à travers le décret de transmission du 5 novembre 2025. Les députés présents et représentés ont pris la pleine mesure de la crise écologique qui menace le territoire national. Selon les données alarmantes fournies par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Bénin perd en moyenne soixante mille hectares de forêts chaque année. Face à ce rythme de dégradation préoccupant, l'ancien cadre légal régi par la loi du 2 juillet 1993 montrait de graves limites opérationnelles accumulées sur plus de trois décennies. L'émergence de nouveaux défis liés à la forte pression anthropique, aux dérèglements climatiques globaux et à la nécessité de respecter les engagements internationaux de la République du Bénin exigeait une refonte globale.
L’architecture rigoureuse du nouveau cadre législatif
Présenté par la Commission du plan que dirige le député Joseph Anani, le texte de loi voté se caractérise par sa densité et sa précision technique. Il comporte trois cent dix-huit articles regroupés en trente et un chapitres, eux-mêmes répartis de manière équilibrée en huit grands titres. Le premier titre pose les dispositions générales indispensables à l'interprétation uniforme de la loi. Le deuxième titre définit les principes fondamentaux et la gouvernance du secteur forestier, tandis que les troisième et quatrième titres traitent respectivement des régimes juridiques propres aux forêts et à la faune. Le cinquième titre encadre l'accès et le partage équitable des avantages découlant de l'exploitation de la biodiversité béninoise. Enfin, le code se dote d'un volet répressif rigoureux à travers son sixième titre consacré aux dispositions pénales, avant de se clore sur les dispositions diverses, transitoires et finales développées dans les septième et huitième titres.
Des innovations d’avant-garde au cœur des débats parlementaires
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